° Aujourd’hui nous y sommes, contrairement à la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) va-t-on au nom de la libre concurrence sacrifier l’entreprise publique, le statut des cheminots, imposer la disparition de la SNCF au bénéfice du privé ? ° Dans ce contexte, il importe de préciser que la loi SRU a généralisé la régionalisation des transports ferroviaires. Cette décentralisation ne remet pas en cause le service public et l’unité de la SNCF.

° Les articles de cette loi 124 et 126 précisent notamment : « La région décide des services régionaux notamment des desserts de la tarification, de la qualité du service et de l’information aux usagers tient compte de la cohérence et de l’unité du système ferroviaire dont l’état est le garant et garantit les règles de sécurité, le développement équilibré des transports ferroviaires et l’égalité d’accès au service public, la SNCF assure la cohérence d’ensemble des services ferroviaires intérieurs sur les réseaux ferrés nationaux. » Fin de citations.

° Aujourd’hui force est de constater que l’Etat et la SNCF n’ont pas joué le jeu de cette loi dans toutes les régions et cela en vue de donner des arguments aux « chantres » de l’ouverture à la concurrence ce qui provoque, à juste raison, inquiétude et mécontentement grandissant de l’ensemble des cheminots. ° Les faits sont là et le moment est venu de combattre et de rejeter d’un bloc cette politique qui n’a qu’un objectif à terme : la mort de la SNCF. ° Quoi qu’il en soit dans notre région environ 130 0000 voyageurs par jour utilisent les TER contre seulement 50 000 en 2004. Il est à déplorer l’incapacité de la direction de la SNCF à répondre à la demande de la région pour augmenter l’offre de transport.

° Il s’avère un niveau de production trop bas avec pour conséquences trop de retards et d’annulations de trains et de ce fait il n’est pas étonnant que la volonté de la région dans ce domaine trouve ses limites face à une SNCF dans l’incapacité à disposer des moyens humains nécessaires à une exploitation conforme à la demande des usagers. ° Alors autant de prétextes et de mauvaises volontés dans l’objectif d’appliquer les orientations européennes.

° De quoi s’interroger en particulier pour notre département quand nous apprenons de la part du responsable Gérard PIEL, vice-président du conseil régional PACA et délégué aux transports que les trois dossiers ferroviaires inscrits pour le Var au contrat de plan « état – région » n’aient pas à ce jour fait l’objet d’une convention signée avec le conseil général du Var qui porte dans cette affaire l’entière responsabilité.

° Selon Gérard PIEL cette absence de signature pour 2009 aura pour conséquence la perte des crédits 2009 de l’état sur ces actions. Ils seraient remis notamment en cause de ce fait les crédits concernant la liaison ferroviaire de Hyères, celle de Carnoules/Gardanne qui fait l’objet d’une étude depuis plusieurs années, projet de réouverture à l’origine de notre regretté camarade Bernard Provincial, communiste seynois, responsable cheminot varois. ° Autre projet à l’étude, c’est celui de la liaison Les Arcs - Draguignan dont il vient d’être question lors de l’assemblée de la commune d’agglomération dracénoise (voir La Marseillaise du samedi 7 novembre 2009).

° Pour Jean-Marc COPPOLA, président du groupe PCF et partenaires, vice-président régional : « Fermer les sites fret comme à Miramas, abandonner le wagon isolé, supprimer les postes, sont des catastrophes pour le développement économique, l’emploi, l’environnement, la sécurité routière et l’aménagement du territoire. »

° Depuis 1998 la majorité régionale fait tout pour privilégier le rail à la route quand les élus de droite et d’extrême droite, partisans d’une gestion privée du rail, insultent en permanence ce mode de transport. ° Jean-Marc COPPOLA continue : « En 11 ans nous avons triplé le nombre de TER passant de 250 à 700 trains par jour, sans compter les investissements dans le matériel neuf, les gares rénovées et une augmentation des capacité au niveau des lignes. Les élus communistes et partenaires continueront de favoriser la SNCF, propriété publique avec des personnels compétents et qualifiés dont le statut garantit la performance et la sécurité. »

A suivre…

Alain PERRET, militant communiste, Louis BLANC militant communiste, Christian BARLO conseiller municipal PCF, Cécile MUSCHOTTI conseillère municipale PCF, Annie GHIBAUDO adjointe apparentée PCF au maire, Jean Jacques TAURINES conseiller municipal apparenté PCF, Philippe MIGNONI adjoint PCF au maire, Graziella GAUJAC conseillère municipale PCF, Joseph PENTAGROSSA, adjoint PCF au maire, Christine SAMPERE adjointe PCF au maire, Christian BIANCHI adjoint PCF au maire, Solange ANDRIEU adjointe PCF au maire, Danielle DIMO conseillère municipale PCF, Malika RIEMER conseillère municipale PCF, Raphaëlle LEGUEN adjointe apparentée PCF au maire, Jean MARTIN citoyen seynois.